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  • iDon - Fundraising version 2.0

    Rentrez les deux mots suivants dans la barre de recherche du réseau social Facebook - "help Haiti" - soit dix petits clics. Le résultat deux mois après le séisme qui a paralysé le pays...? Les pages et groupes, proposant, d'une manière ou d'une autre, un soutien aux sinistrés atteignent des chiffres invraisemblables.

    Tendance à retenir: les appels au soutien lancés par des internautes lambda sur les réseaux sociaux Facebook, Myspace, Twitter dépassent de loin ceux des ONGs et associations d'aide traditionnelles, qui peinent à y trouver leur compte. Mieux vaut pour elles surfer sur la vague de cyber-solidarité, quitte à léguer le maillot de collecteur de fonds à Dupont, Durant et leurs 'friends'.

    Quel avenir alors pour les associations humanitaires classiques? Les experts disent que la tendance est contagieuse - dans le futur la levée de fonds se fera de façon 'virale.'

    Beaucoup de buzz pour rien?

    Or, si l'échelle et la vitesse du foisonnement des pages web ne peuvent que nous impressionner, deux groupes facebook comprenant dans leur titre les mots "Aider" et "Haïti" (ils sont 472) ne se valent pourtant pas.

    Bon nombre de groupes se contentent de faire de la communication bénévole pour les principales organisations d'aide internationale. On y voit affichés les numéros de la Croix Rouge, Unicef et Yéle, l'association du chanteur de rap américain, Wyclef Jean, permettant d'envoyer de l'argent par le biais d'un simple sms.  Difficile de savoir pourtant combien de "fans" de ces groupes ont joint l'acte à l'adhésion du groupe pour sortir portemonnaie ou portable.

    Certains profitent de leur présence sur la toile pour appeler à la prière pour Haïti, vendre des t-shirts pour Haiti; même pour y envoyer des beignets. D'autres sollicitent des fonds pour se faire payer un billet d'avion à destination de la zone sinistrée.

    Chris Tinney, de l'association "Spread Peace" (répandre la paix), compte imprimer tous les messages de soutien laissés sur sa page pour les envoyer par courrier en Haiti.

     

    Enfin on trouve d'innombrables inconnus proposant de vider leur compte bancaire lorsque leur groupe atteindra un nombre invraisemblable de membres. Quitte à encaisser les accusations de mauvaise foi d'internautes incrédules.

    'Mais est-ce vraiment utile tout cela!?!' on vous entend crier. Simple catharsis pour internautes en manque d'attention? Ou y-a-t-il vraiment moyen de faire bénéficier le buzz aux gens dans le besoin?