23.04.2008
Partir
Quand la tête ne fonctionne plus, le corps fout le camp...
Nouvelle direction. Le collège explose. Départs de feux. Violences verbales. Physiques certains jours. Sentiment d'impunité. Réunion de jeunes profs encore motivés pour trouver une solution. Mustisme administratif. Découragement général.
Et le temps passe.
Et ça hurle dans les couloirs. Les surveillants se font insulter à longueur de journée. Mais là-haut, derrière son hublot, le capitaine du navire ne dit rien. Iceberg droit devant. Plus personne à la barre. On va se le prendre. En pleine face. Tôt ou tard.
Et moi, j'aimerais parfois faire comme les rats... quitter le navire.
19:56 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : incompétence, éducation nationale
16.03.2008
Les orphelins de 16 heures... 6 mois après
Voici un mail, envoyé par le principal d'un collège classé ambition réussite, à propos du dispositif des "Orphelins de 16 heures"
Objet : UN PRINCIPAL DE COLLÈGE DÉSABUSE
Bonsoir,
J'occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82% des élèves sont issus de catégories socioprofessionnelles très défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.
Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.
Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, à propos de la mise en place de l'accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collégiens de 16 heures à 18 heures ?
La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l'ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la France).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.
Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J'ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l'aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J'ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d'écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en pourparlers avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir l'offre.
J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l'heure).
Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe que je n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé les parents d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L'aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plupart d'entre eux très heureux.
Début décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre : 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas supprimé, mais on a réduit la voilure". On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n'en ai plus que 397 pour terminer l'année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C'est identique dans toutes les Académies, l'Inspecteur d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas honorées (j'ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les moyens. C'est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires extérieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République.
19:54 Publié dans Devant le tableau noir | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : orphelins de 16 heures, président
23.02.2008
Vous avez un nouveau message
Voici le message du... *répondeur scolaire*
(message déposé dans ma boîte e-mail, un tantinet grinçant, mais de temps en temps ça ne fait pas de mal)
" Bonjour et Bienvenue dans l'école de votre enfant. Dans le but de mieux répondre à vos besoins et de vous permettre de parler à la bonne personne, veuillez écouter le menu suivant avant de faire votre sélection :
- Pour vous plaindre de la cantine, *faites le 1*.
- Pour vous plaindre du transport scolaire, *faites le 2*.
- Pour justifier l'absence de votre enfant, *faites le 3*.
- Pour excuser le fait que votre enfant n'a pas fait ses devoirs, *faites le 4*.
- Pour vous plaindre de ce que nous faisons, *faites le 5*.
- Pour vous plaindre de ce que nous ne faisons pas, *faites le 6*.
- Pour demander la démission d'un ou de plusieurs enseignant(s), * faites le 7*.
- Pour demander que votre enfant change d'enseignant pour la 3ème fois cette année, *faites le 8*.
- Pour demander pourquoi vous n'avez pas reçu les documents qui étaient déjà inclus dans votre lettre de convocation ainsi que dans les précédents bulletins de compétences qui vous ont été postés, *faites le 9*.
- Si vous voulez que nous élevions votre enfant à votre place ou à la place de votre téléviseur, *faites le 0*.
- Si vous réalisez que vous êtes dans le vrai monde, et que votre enfant doit être responsable de ses actions, de ses devoirs en classe et à la maison, et que ce n'est pas la faute de l'enseignant de votre enfant s'il ne fournit pas d'effort, alors...
... Vous pouvez raccrocher !
Passez une belle journée et à bientôt !"
13:45 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : prof, parents, enfant roi, éducation nationale, message
17.02.2008
Note ton prof !
Parole de gouvernant est parole d'évangile.
Pour preuve : à peine l'annonce faite sur le projet de notation des professeurs par leurs élèves, que germent déjà sur le net des sites répondant aux doux noms suivants : jenotemonprof.com/, note2be.com/, adoetplus.exprimetoi.net/ etc.
Tu es un collégien ? Tes profs t'énervent ? Tu veux enfin prendre le pouvoir ? Ton prof d'histoire a mauvaise haleine et tu trouves ça inadmissible ? Ta que des zéro en fransais et tu c'est que tou sa C parsque ta prof t'M pas ? Tu en as marre d'avoir des heures de colles parce que tu n'as pas fait tes devoirs d'anglais ? Tu n'aimes pas les sciences ? Tu rêves d'une école à la carte ? Va sur Google, tape les mots : "je note mon prof" et tous tes rêves se réaliseront. Enfin, ce monde injuste où les adultes font leur loi changera ! Enfin, tu seras le roi !
Déjà, en masse, nos bamins ont répondu présents à ce nouveau dispositif pédagogique.
Madame Machin, du lycée Jean Giono à Pétaouchnoque, est d'ailleurs, en quelques semaines, devenue première de sa promo. Elle a eu 20/20 et les félicitations du jury. Sur quels critères ? Pour quelles raisons ? On ne sait pas. Peu importe. Si elle a eu 20/20, c'est qu'elle le mérite non ? comme chacun le sait, un être humain d'une dizaine d'années est tout à fait capable, et en droit, de juger des capacités d'enseignement de madame Machin ! Et puis pensez à cette pauvre Madame Machin. Elle n'a fait que cinq ans d'études. Elle a, soit, passé un concours d'Etat, mais n'importe qui serait capable de le décrocher, ce concours ! Madame Machin a donc besoin d'être soutenue par ses élèves, entendue, aimée. C'est là sa médaille ! C'est un honneur pour elle de voir ses compétences pédagogiques en mini jupe récompensées par le regard professionnel de ses élèves.
Et si par hasard, un jour, Monsieur Duchmolle, son collègue, recevait, sur son bulletin trimestriel, un 0/20 et si, toujours par hasard, il perdait aussitôt quelques échelons (malgré le fait que Monsieur Duchmolle oeuvre depuis 15 ans déjà dans un des établissements les plus durs de sa région, sans broncher, toujours avec le même sourire et la même envie qu'à ses jeunes débuts balbutiants) Monsieur Duchmolle la mériterait alors, sa note ! Un jeune lycéen juge certainement, quelque part, et en totale objectivité, que Monsieur Duchmolle est un incompétent, qu'il n'est pas fait pour ce métier. Et il aimerait le dire. Et il souhaiterait que la vérité éclate au grand jour. Il peut d'ailleurs le prouver : depuis qu'il a Monsieur Duchmolle, ce jeune lycéen n'a plus la moyenne en mathématiques et cela n'a rien à voir avec le fait que ses parents l'autorisent récemment à sortir le soir. Ce jeune lycéen, encore en toute objectivité, lui préfère largement Madame Machin, qui de toute façon a un bien plus joli sourire et qui met de bien meilleures notes. Il faut donc réparer ce préjudice ! Et rapidement !
Vivement la création de sites comme :
"JeNoteMonFacteur.com" ou bien "ChoisisTonDocteur.fr" ou encore "EvalueTaCaissière.org".
22:30 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : notes, profs, élèves, pétition, note2be
24.01.2008
Rituel
Mon cher Ministre, face à la mobilisation massive de mes collègues dans la rue, a qualifié ce mouvement de protestation de "rituel". Comme si, Le prof avait besoin de sa petite grève mensuelle pour se sentir vivant et à l'aise dans sa peau d'enseignant surpayé...
Quel plaisir en effet que de faire grève : l'odeur des corps en mouvement, le bruit du macadam sous les semelles, le son d'un mégaphone délabré, le retentissement des chants de guerre, le rire étouffé des passants ("encore eux ! z'ont que ça à f..."). Ce petit plaisir, est accessible à tous pour la modique somme de 70 euros... On ne se prive d'aucun bonheur quand on est prof.
Toute excuse est bonne pour sortir dans la rue Monsieur le Ministre : un salaire de 1500 euros validant nos 6 ans d'étude, des classes surchargées en zone sensible, des suppressions de poste, des manque de moyens pour le dispositif Ambition Echec Réussite. Bref, Le prof sort dans la rue pour ne revendiquer que des choses sans importance !Finalement, ce n'est qu'un rituel. Il avait raison. Le prof est un animal ritualisé, que plus personne n'écoute. Sa place dans la société est si peu importante : il ne sert qu'à former de futurs citoyens, à leur apprendre à utliser les mots pour lutter, non des allumettes et des bidons d'essence...
Quoiqu'il en soit, celle-ci non plus je ne la ferai pas. Mon banquier le prendrait très mal...
09:00 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : grèves, profs, école, échec scolaire
01.01.2008
Bonne année
On ne peut pas être enseignant au hasard. On ne peut pas être un bon prof sans en avoir la vocation. Toutes les connaissances du monde, tout le savoir encyclopédique ne suffisent pas. Cela va bien au-delà.
Je ne sais pas si je suis un bon prof. Je ne sais même pas ce qu'est "être un bon prof". Tout ce que je sais c'est que je SUIS prof, dans ma chair, dans mon sang, dans mon âme. Je dors prof, je mange prof, j'aime prof. Je ne saurais pas définir mon métier : il est moi, je suis lui. Parce que c'était lui, parce que c'était moi. Ce n'est pas un gagne-pain, ce n'est pas non plus un faire-valoir, c'est juste une évidence.
Quand j'étais encore étudiante, je savais que je ne saurais exercer autre chose que cet unique métier : les perspectives d'avenir pouvaient donc sembler limitées mais pour moi elles étaient infinies. Evidemment, l'année du CAPES je ne m'imaginais pas enseigner dans les quartiers difficiles. Cela me faisait peur, cela semblait si loin de moi. Ce monde-là, je le voyais violent, dur, insensible, inculte, ingrat, étranger.
Mais j'ai cru en ma bonne étoile : j'ai passé le concours avec dans l'idée d'enseigner comme ces profs qui avaient été mes modèles quand j'étais encore lycéenne... Enseigner à un public muet et discipliné, dans l'attente béate de la connaissance et du savoir... comme je l'apprendrais, quelques années plus tard, sur les bancs de l'IUFM.
J'ai eu le concours. J'ai été affecté, lors de l'année de stage, dans un collège idéal. Ma bonne étoile ne m'avait pas laissé tomber. Sans surprise aucune, j'ai été validée en juin par l'inspection académique. Je suis devenue prof sur le papier.
Et puis horreur ! Première affectation dans un des collèges les plus difficiles de ma ville. Pleurer, pester contre ma bonne étoile, regretter mes choix, avoir des remords, n'a rien changé. En septembre 2004, ma vie allait être bouleversée. Mais pas dans le sens attendu.
Trois ans et un trimestre ont passé depuis.
Je ne regrette plus rien. Ni d'avoir choisi d'enseigner, ni d'avoir été propulsée dans ce que certains nomment à tort "la jungle urbaine". C'est ici et maintenant que je suis une vraie prof. C'est aux contacts de ces gamins en demande de repères, qui n'ont connu pour la plupart que les cris et les coups comme contacts avec le monde adulte, que je suis devenue MOI. Je ne pense plus du tout à mes "petites chaises disciplinées" de mon premier collège. Je ne les regrette pas. Elles ne m'ont rien apporté et je ne leur ai rien apporté.
Chaque matin, je me lève, sans peur, sans appréhension. Et je sais que la journée sera pleine de rebondissements, de surprises. Et que ce ne sera pas toujours facile. Et je sais qu'à 20 heures, je rentrerai chez moi, parfois fatiguée, parfois même découragée, mais avec toujours au fond du coeur cette hargne, cette envie, cet amour, ce bonheur d'exercer un pareil métier. Je sers à quelque chose, je ne vis pas dans l'inutile et le superflu. Je suis quelqu'un, pour EUX, mes bambins. Et ça suffit à me rendre heureuse. Et c'est cette même hargne, que j'ai là, tapie au fond de l'âme, qui les fera grandir, EUX, qui les fera à leur tour devenir quelqu'un.
Il est très difficile de parler de mon métier. C'est quelque chose de très intime, de différent suivant chaque personnalité. Je n'enseigne comme aucun de mes collègues, aucun de mes collègues n'enseigne comme un autre. Mais on a tous en nous, et on l'aura jusqu'au dernier souffle, cette petite voix qui déjà tout petit nous chuchotait : "ils ont besoin de toi et tu as besoin d'eux, alors n'hésite pas, va au front ! Et bats-toi."
00:05 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
26.11.2007
Inspection
Depuis 3 semaines, c'est la grande vague des inspections. A croire que le changement de direction y est pour quelque chose. Toutes les matières (ou presque) ont été atteintes par ce "fléau académique".
Je pensais y échapper cette année, ayant été inspectée il y a deux ans... Que nenni !! Toute l'équipe lettres sera inspectée cette semaine... et je n'y échappe pas ! Ma dernière heure sonnera vendredi après-midi. Avec mes sixièmes. Séquence poésie. Séance de lecture et d'écriture. Certainement de torture.
J'ai peur...
Je n'ai rien d'autre à ajouter.
Merci de votre attention.
19:30 Publié dans Devant le tableau noir | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
16.11.2007
Tu ne les sauveras pas tous
Bagarres dans les couloirs. Crachats. Jurons. Insultes. Manque de respect. Jets de projectiles sur les profs. Dédain. Et au milieu de tout cela il y a ceux qui veulent réussir, s'en sortir. Ne pas devenir des stéréotypes. Faire taire ceux qui les méprisent.
De mon bureau, je les regarde avec peine. Ils travaillent. Ils se creusent la tête. Ils rêvent tout haut d'un avenir qui rendrait fiers leurs parents. Et les autres s'agitent. Bavardent. Rient d'un rire gras au moindre mot inconnu. S'enferment dans une tragique destinée : "De toute façon madame, tout le monde s'en fout de nous." On leur a dit tant de fois qu'ils n'étaient bons qu'à guetter en bas de leurs tours, qu'ils ont fini par le croire.
Et je suis impuissante face à cela. J'essaie pourtant. Mais le mal est fait. Je ne pourrai pas tous les sauver. Je ne suis qu'un être humain. La pédagogie différenciée n'est qu'un gros mot de théoricien qui ne connaît de l'école que la définition lue dans son encyclopédie.
18:25 Publié dans Devant le tableau noir | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
22.10.2007
Panne d'oreiller
Il y a des matins comme ça, où l'on peste contre notre bonne santé. Si seulement on pouvait s'accorder une journée illégitime sur l'oreiller, bien au chaud, à penser à ceux qui bossent, à l'abri des intempéries pédagogiques.
Malheureusement, on a été, pour la plupart, d'anciens bons élèves. Et les mauvaises habitudes ne se perdent pas si facilement.
Soupirs... Plus qu'une semaine.
07:35 Publié dans Sur les traces d'un prof | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
19.10.2007
Solidarité
Hier c'était jour de grève. Il y avait plus de profs que d'élèves... Pourtant, pas de grève des bus, et les élèves ne viennent pas en TGV. Une seule explication : c'est beau la solidarité !
Enigme :
Pourquoi une classe de 10 élèves fait-elle autant de bruit qu'une classe de 25 ?
06:48 Publié dans Devant le tableau noir | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note


