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A l'école de l'Internet - Page 2

  • La neutralité du réseau 3

    Qu’est-ce que proposent ceux qui remettent en cause la neutralité du réseau ?

    Ils veulent que les fournisseurs de services, les Skype, Google, YouTube… participent aussi au financement des nouveaux tuyaux. En clair, pour permettre le développement des nouvelles infrastructures, les fournisseurs de services payeraient un abonnement supplémentaire aux fournisseurs d’accès. En échange, ceux-ci leur garantiraient un service de bonne qualité. Les fournisseurs de services pourraient bien sûr refuser de payer mais alors la qualité de leurs transmissions ne serait pas garantie. Ce serait un vrai problème pour ceux d’entre eux qui fournissent de la voix sur IP ou de la vidéo à la demande par exemple puisque pour eux la qualité est très importante.

    7. Pourquoi le débat est-il plus vif aux Etats-Unis ?

    Tout simplement parce que les principaux acteurs de l’internet s’y trouvent : eBay, Skype, MySpace, Facebook… toutes ces entreprises sont américaines. De plus il y a relativement peu de fournisseurs d’accès aux États-Unis, surtout comparé à la situation en Europe. D’un côté on a donc des services puissants qui souhaitent que les choses restent comme avant, de l’autre on a des fournisseurs d’accès tout aussi puissants qui ne craignent pas la confrontation car ceux qui payeront les premiers les pots cassés, leurs abonnés, ne peuvent pas facilement changer d’opérateur. On a donc deux camps qu’aujourd’hui tout oppose et qui ont les moyens de se faire entendre.

  • La neutralité du réseau 2

    La loi garantit-elle la neutralité du réseau ?

    En France le Code des postes et des communications électroniques qui regroupe les principaux textes qui s’appliquent à l’internet semble prévoir une obligation de neutralité des personnes contrôlant les tuyaux par lesquels l’internet passe . Il manque cependant encore des décisions de justice qui traceraient plus précisément le contour de cette obligation. Aux États-Unis en revanche et dans la plupart des pays à travers le monde, il n’y a pas de loi.

    4. Pourquoi en parle-t-on actuellement ?

    Parce qu’aux États-Unis et ailleurs dans le monde, il y a en ce moment un fort courant pour remettre en cause la neutralité du réseau. Certains disent qu’à l’origine les fournisseurs d’accès l’avaient acceptée pour des raisons pratiques et économiques mais la situation serait un peu différente aujourd’hui : d’un côté les réseaux des fournisseurs d’accès sont de plus en plus encombrés, de l’autre le nombre de services offerts sur l’internet explosent et certains demandent beaucoup de ressources pour fonctionner convenablement, la vidéo à la demande par exemple.

    5. Mais pourquoi précisément maintenant ?

    Tous les professionnels sont d’accord pour dire que l’internet est à un tournant de son histoire. Il y a déjà un milliard d’utilisateurs et il va bientôt y en avoir beaucoup plus avec le rapprochement avec le téléphone, le développement de l’internet mobile, les objets qui se mettent à communiquer à travers le réseau… Pour que tout cela soit possible, il va falloir investir massivement dans les tuyaux par lesquels l’internet transite et les personnes à qui ils appartiennent ne veulent pas être les seuls à payer.

  • La neutralité du réseau Internet

    Que vous consultiez un site web, discutiez avec quelqu’un ou regardiez une vidéo sur l’internet, pour votre fournisseur d’accès, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est ça la neutralité du réseau : le fait que votre fournisseur d’accès ne fasse pas la différence entre ce qui passe par ses tuyaux. En France, ce principe est inscrit dans la loi mais dans d’autres pays, et surtout aux États-Unis, certains fournisseurs d’accès souhaitent changer la donne. Ils veulent faire payer les Google, YouTube et autres eBay pour assurer la qualité des communications.

     

    1. C’est quoi la neutralité du réseau ?

    La neutralité du réseau est une vision de l’internet dans laquelle les fournisseurs d’accès ne font pas de différence selon le type de communications qui passent par leurs tuyaux : trafic web, échanges pair-à-pair, voix sur IP… les données sont transmises sans discrimination quelque soit leur émetteur.

    2. Est-ce que la neutralité du réseau est propre à l’internet ?

    Oui car elle est liée à la façon dont l’internet a été développé. Contrairement au téléphone et au minitel, l’ internet est « décentralisé », c’est-à-dire que le pouvoir se trouve aux extrémités, chez les utilisateurs. Ce sont les particuliers, vous et moi, mais aussi les services comme YouTube ou Skype.

    En pratique, alors qu’avec le téléphone ou le minitel les seuls services disponibles étaient ceux autorisés par les opérateurs, avec l’internet les fournisseurs d’accès se contentent de transmettre l’information que les utilisateurs et les fournisseurs de services émettent, sans intervenir.

  • j'ai essaye d'être ...

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  • iDon - Fundraising version 2.0, suite

    Fans, friends et fonds

    un directeur d'événementiel dans l'Essonne, avait un compte à régler au moment où il a lancé son groupe, "Pour les Haïtiens." En moins d'un mois le groupe récolte 15,000 euros pour l'ONG Unicef.

    Il raconte les deux événements déclencheurs. D'abord la catastrophe elle-même. "Ce n'était pas difficile d'être pris à part par les images", avoue-t-il, contacté à son domicile. "Mais deuxièmement c'est parti d'un énervement certain et d'une incompréhension vis à vis de facebook."


    Ras-le-bol des "groupes pour faire des groupes", il s'emploie à démontrer qu'il est bel est bien possible d'en tirer profit pour venir en aide aux Haïtiens. Avec en tête une idée simple: "un fan = un euro"

    "J'ai vu que le groupe de S. avait fait 500,000 membres", confie t-il, qui avec près d'un million est demi de dans, est aujourd'hui le détenteur de la plus grande page facebook de France. "Si facebook peut servir à cela, pourquoi il ne pourrait pas servir à faire quelque chose pour les Haïtiens ?"


    Insomniaque, il passe jour et nuit devant son ordinateur. "J'ai commencé sans aucune tactique", avoue-t-il. Alors que le nombre de fans de son groupe s'envole, les chèques commencent à arriver dans sa boite aux lettres.

    "Les deux premiers jours j'ai fait 800 membres par jour. Dès le troisième jour j'en ai fait 100,000 par jour. Cela a fait un tel foin sur facebook que tout le monde l'a vu dans le fil d'actualité".


    Arrivé à 500,000 fans, avec une centaine de chèques arrivés par courrier, Unicef le contacte pour encadrer son initiative. Ils lui fournissent un moyen de paiement sécurisé et se proposent de comptabiliser les dons, jusqu'alors une tâche gigantesque pour Hucher, travaillant seul.

    Le secret du succès ? Il répond à chaque donateur, et se consacre à écrire à toute personne osant poster des messages sur sa page pour dénigrer le projet. "C'est cette réactivité qui m'a amené à 500,000. Les gens se sont dit : 'le mec il est là.' "

  • iDon - Fundraising version 2.0

    Rentrez les deux mots suivants dans la barre de recherche du réseau social Facebook - "help Haiti" - soit dix petits clics. Le résultat deux mois après le séisme qui a paralysé le pays...? Les pages et groupes, proposant, d'une manière ou d'une autre, un soutien aux sinistrés atteignent des chiffres invraisemblables.

    Tendance à retenir: les appels au soutien lancés par des internautes lambda sur les réseaux sociaux Facebook, Myspace, Twitter dépassent de loin ceux des ONGs et associations d'aide traditionnelles, qui peinent à y trouver leur compte. Mieux vaut pour elles surfer sur la vague de cyber-solidarité, quitte à léguer le maillot de collecteur de fonds à Dupont, Durant et leurs 'friends'.

    Quel avenir alors pour les associations humanitaires classiques? Les experts disent que la tendance est contagieuse - dans le futur la levée de fonds se fera de façon 'virale.'

    Beaucoup de buzz pour rien?

    Or, si l'échelle et la vitesse du foisonnement des pages web ne peuvent que nous impressionner, deux groupes facebook comprenant dans leur titre les mots "Aider" et "Haïti" (ils sont 472) ne se valent pourtant pas.

    Bon nombre de groupes se contentent de faire de la communication bénévole pour les principales organisations d'aide internationale. On y voit affichés les numéros de la Croix Rouge, Unicef et Yéle, l'association du chanteur de rap américain, Wyclef Jean, permettant d'envoyer de l'argent par le biais d'un simple sms.  Difficile de savoir pourtant combien de "fans" de ces groupes ont joint l'acte à l'adhésion du groupe pour sortir portemonnaie ou portable.

    Certains profitent de leur présence sur la toile pour appeler à la prière pour Haïti, vendre des t-shirts pour Haiti; même pour y envoyer des beignets. D'autres sollicitent des fonds pour se faire payer un billet d'avion à destination de la zone sinistrée.

    Chris Tinney, de l'association "Spread Peace" (répandre la paix), compte imprimer tous les messages de soutien laissés sur sa page pour les envoyer par courrier en Haiti.

     

    Enfin on trouve d'innombrables inconnus proposant de vider leur compte bancaire lorsque leur groupe atteindra un nombre invraisemblable de membres. Quitte à encaisser les accusations de mauvaise foi d'internautes incrédules.

    'Mais est-ce vraiment utile tout cela!?!' on vous entend crier. Simple catharsis pour internautes en manque d'attention? Ou y-a-t-il vraiment moyen de faire bénéficier le buzz aux gens dans le besoin?