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A l'école de l'Internet

  • Amazon présente le Kindle 2, son livre électronique

    Le distributeur Amazon a présenté hier à New York la nouvelle version de son livre électronique Kindle : plus design, plus léger, l'appareil a également une batterie plus puissante et une plus grande mémoire. Le point sur ce gadget qui n'a pas encore fait son entrée en France.


    Kindle 1 c'est bien, Kindle 2 c'est mieux. Désormais pourvu de 2 Go de mémoire, le nouveau Kindle permet désormais de stocker jusqu'à 1500 titres (dans moins de 300 grammes). Il peut également lire des nouveaux formats, comme les MP3 ou les pdf. L'autre nouveauté, c'est la fonction "Read-To-me" : la machine est capable de vous lire n'importe quel texte, sur demande. Et tout ça, pour le même prix que le modèle précédent, soit 359 dollars environ.


    Que lit-on sur le Kindle 2 ?

    Des titres à télécharger parmi les 230 000 ouvrages disponibles, vendus 10 dollars pièce, et où l'on retrouve 103 des 110 best-sellers du classement du New York times. Mais aussi des journaux, des magazines et des blogs, par abonnement.


    Est-ce que ça marche ?

    Même si le produit ne représente qu'une mince part du chiffre d'affaires d'Amazon, et qu'il n'a pas suscité un engouement démesuré, il a connu un joli succès en 2008 : 500 000 Kindle auraient été vendus et il y aurait même eu rupture de stock après les fêtes.


    Kindle 2 vs Sony Reader.

    Même si le Kindle 2 ne propose pas, comme son concurrent le Sony Reader, un écran tactile, il garde cependant un gros avantage sur lui : il ne nécessite pas de PC pour le transfert des livres, qui se fait via le réseau 3G de l'opérateur Sprint. Le Kindle 2 sera disponible à partir du 24 février, et peut déjà être réservé sur le site du groupe. Vice président du groupe, Ian Freed a déclaré vouloir proposer les services du Kindle dans d'autres pays, ce qui suppose d'abord des négociations avec les opérateurs téléphoniques. L'autre projet d'Amazon, c'est de proposer des titres téléchargeables sur téléphone portable, comme Google Books le fait depuis vendredi avec des livres qu'il a déjà numérisés.

     

    MAJ 11 aout : la fameuse fonction de synthèse vocale proposée par le nouveau modèle de Kindle est remise en cause par l'Authors Guilde. Selon Paul Aiken, son directeur exécutif, cela relève en effet "du droit audio, qui est un dérivé du droit d'auteur". Amazon, de son côté, rétorque qu'il n'y a aucune confusion possible entre un texte  entendu à partir de cette option et un véritable livre audio. Des poursuites pourraient cependant être engagées. 

  • Sociologie de la lecture

    Faire une place aux livres dans chaque foyer, démythifier l’image des livres, aider les familles à se les approprier, au sens figuré comme au sens propre, tel est l’objectif du projet « Des livres à soi » mis en œuvre depuis 2013-2014 avec une vingtaine d’habitantes de Clichy-sous-Bois en partenariat avec les acteurs locaux (centre social, PMI, bibliothèque, librairies et service culture) et Fanny Roy, médiatrice de l’Ecole du livre de jeunesse..

    Inégalité d’accès à la lecture, quelques chiffres

    70 % des adultes sans diplôme du secondaire présentent des difficultés en lecture, et même parmi les bacheliers, 36 % restent au plus bas niveau de compréhension écrite. Cette fragilité des compétences de base menace l’insertion professionnelle et aggrave les inégalités sociales.

    Le temps quotidien consacré à la lecture a baissé à 31 minutes en moyenne en 2024, contre 1h26 par semaine en 2023, avec une forte concurrence des écrans (+53 minutes par jour). Cela justifie le constat de Tim Hwang qui parle de grand krach de l'attention...Les jeunes sont particulièrement touchés, avec une qualité de lecture de plus en plus altérée par les distractions numériques, voir L'alphabétisation transformée par les médias numériques ?

    Les études montrent que les jeunes issus de milieux défavorisés sont surreprésentés parmi ceux qui ne lisent jamais ou presque jamais, et que l’école joue un rôle décisif dans la lutte contre ces inégalités.

    Des livres à soi, des livres chez soi, bilan 2025

    Au cours d’ateliers bi-mensuels, les parents, plus souvent des mamans, ont pu découvrir la diversité de la littérature de jeunesse et apprendre à utiliser des albums, des documentaires, des romans, à dépasser leurs craintes ou réticences, pour finalement provoquer l’envie de leur donner une place dans leur foyer pour leurs enfants. « Les

    femmes qui ont participé à l’atelier ont une perception plus fine, maintenant, de ce que leurs enfants peuvent avoir envie de lire. » précise la coordinatrice du secteur jeunesse au centre social de l’Orange bleue, à Clichy-sous-Bois.
    Ces séances ont été ponctuées de sorties en librairies pour que chaque maman puisse acheter des livres de leur choix, un acte que la plupart d’entre elles n’avaient jamais fait.

    « J’ai toujours voulu acheter des livres pour ma fille, mais avant l’atelier, je ne savais vraiment pas quoi acheter…. Maintenant, ma fille a une bibliothèque remplie pour les années qui viennent ! Et moi, je n’ai plus d’appréhension à entrer à l’espace culture de Leclerc. ». Une expérience qui a également changé l’approche de la lecture par les parents « Je suis retournée, toute seule, dans la librairie de Gagny. Je me suis achetée des livres pour moi » témoigne une mère de deux enfants.

    Un projet qui se poursuit en 2025-2026

    L’observation des incidences de cette action auprès des familles et sur leur relation à la culture, aux livres et à la lecture s’est révélée positive en de nombreux points. Ces constats ont encouragé l’École à poursuivre pour 2025-2026 la démarche initiée par « Des livres à soi ». Cette seconde saison entend donc se développer à plus grande échelle  sur le territoire d’Île-de-France en direction d’un plus  grand nombre de familles issues de quartiers classés prioritaires de la politique de la ville.

    Une action co-produite par le Fonds de dotation du Salon, avec le soutien de la Fondation du Crédit Mutuel, Pôle Lecture

  • Quels livres racontent des krachs boursiers ?

    Le livre : American Psycho, véritable best-seller de Bret Easton Ellis, devenu plus populaire encore après avoir été adapté au cinéma par Mary Harron, avec Christian Bale dans le rôle principal.
    Le biz : Si le jour Patrick Bateman travaille à Wall Street, vêtu de ses costards impeccables et muni de ses dents parfaites, il se livre la nuit à d’autres activités moins glorieuses, comme : arracher les yeux des clochards qui mendient (il n’aime pas les pauvres), égorger des chiens errants (il déteste les animaux), découper des femmes avec lesquelles il fait sauvagement l’amour pour les manger (sans commentaire). 

    Le Krach de 1929 – John Kenneth Galbraith

    Galbraith dissèque avec clarté les mécanismes qui ont conduit au krach de 1929 (la version économique du livre  est ici : Le Krach de 1929 , Maury Klein ) , en pointant la spéculation effrénée, l’endettement massif et l’illusion collective de prospérité éternelle. Son style accessible rend complexe la psychologie des marchés et des acteurs, tout en montrant comment les bulles se forment et éclatent. L’auteur souligne aussi le rôle des inégalités et de la régulation défaillante. Ce livre reste une référence pour comprendre les crises systémiques et leurs répétitions dans l’histoire.

    Le livre : Trader fou. Autobiographie publié en 1996 (édition JC Lattès), adapté au cinéma par James Dearden en 1999, avec Ewan McGregor dans le rôle principal.
    Le biz : Employé chez la prestigieuse Barings, Nick Leeson est promu à 24 ans et se retrouve désormais responsable du marché des dérivés à la Bourse de Singapour. C’est alors qu’il commence à spéculer avec les fonds de ses clients pour améliorer les performances de son agence. En 1995, les marchés s’effondrent suite au tremblement de terre de Kobé : Leeson détourne de plus en plus de liquidités pour rattraper ses erreurs, en vain. Au total, il a perdu près de 860 millions de livres sterling, soit deux fois le capital de la banque, qui se retrouve donc en banqueroute. Le trader fou prend la fuite, mais il est rattrapé et condamné à 6 ans 1/2 de prison, pendant lesquels il entreprend de rédiger son autobiographie. Son histoire ressemble à celle de Jérome Kerviel en France.

     

    The Big Short – Michael Lewis

    Lewis raconte l’histoire vraie de quelques outsiders (traders, gestionnaires de fonds) qui ont parié contre le marché immobilier américain avant 2008, anticipant l’effondrement des subprimes.  Ce recit inspire le livre Les Illusions de la prospérité de Seth Donnelly .À travers des portraits savoureux, il explique les produits financiers toxiques et l’aveuglement des institutions. Le livre mêle humour, suspense et colère face à l’arrogance de Wall Street. Une plongée édifiante dans la folie des marchés et l’irresponsabilité des élites financières.

    Boomerang – Michael Lewis

    Lewis explore ici les conséquences de la crise de 2008 en Europe, en visitant des pays comme l’Islande, la Grèce ou l’Irlande. Il montre comment chaque nation a, à sa manière, joué avec le feu (dette, corruption, bulles immobilières). Son récit, à la fois drôle et alarmant, révèle les failles de la zone euro et l’absurdité de certaines politiques. Un regard acéré sur la finance globale et ses excès, toujours d’actualité.

  • Comment créer une Maison multimédia avec le multiroom ?

    Voici comment créer une maison avec Musique et internet à tous les étages avec le multiroom : prolongement d'un équipement home cinéma déjà installé ? Choix délibéré dès un projet de construction ou de rénovation mis sur les rails ?

    Le multiroom (ou multi-pièce) est une technologie qui permet de diffuser de la musique ou du son de manière synchronisée dans plusieurs pièces d’un logement, à partir d’une seule source audio. 

     

    De la motorisation à la mise en réseau de la maison

     Le multiroom – c'est-à-dire la mutualisation de la totalité de vos matériels audiovisuels — est indissociable d'une installation domotique globale.

    La progression type d'une domotisation bien pensée et efficace se fera par étape, par un artisan tous travaux :

    • Étape 1 : motorisation des ouvrants (volets, portails, etc.) et intégration de l'alarme.
    • Étape 2 : vos besoins énergétiques (éclairage, chauffage...) sont pilotés et gérés au plus juste par la domotique.
    • Étape 3 : ajout du home cinéma domotisé, en lien direct avec les étapes 1 et 2 qui servent de socles évolutifs.
    • Étape 4 : l'extension multiroom met en réseau toutes les zones du logement : la connexion multimédia (radio, TV, vidéo, musique, téléphone, internet) est accessible de partout... même à distance.

    Il est donc crucial de choisir des solutions domotiques évolutives à moindre coût, qui pourront prendre en charge les ajouts successifs.

    La révolution des interfaces de contrôle : une commande générale et ergonomique

    Retenez que la domotique a révolutionné la télécommande. On parle d'ailleurs d'interface ou d'écran domotique.

    Si vous avez déjà un équipement home cinéma, vous avez dit adieu à la « zappette » qui a fait son temps, ou pire à la panoplie de télécommandes (une pour la TV, une pour le DVD, une pour l'ampli Hi-Fi...), pour basculer vers une télécommande universelle, par exemple.

    Si ce n'est pas encore le cas, l'étape du multiroom vous obligera à évoluer. Vous opterez alors, au choix, pour :

    • une télécommande universelle audio et home cinéma (elle reconnaît toute seule 98 % des matériels audio et vidéo) ;
    • une centrale domotique comme la Zibase (qui gérera aussi l'alarme, tous les ouvrants, l'éclairage, l'interphone, etc.) ;
    • un PC « tout-en-un » connecté à internet, avec lecteur Blue-ray intégré et disque dur multimédia ;
    • un smartphone ou une tablette.

    La même interface de contrôle vous servira à piloter vos ouvrants (volets, stores, portail...), votre chauffage et votre alarme. Et vous pourrez alors agir sur votre maison même si vous êtes absent.

    Notez que le pilotage domotique se dirige vers les solutions iDevices/Android/Windows, et plus du tout vers les télécommandes propriétaires.

    Exemples de technologies pour le multiroom 

    • Sonos : L’un des leaders du multiroom, compatible avec de nombreux services de streaming.
    • Google Chromecast Audio (obsolète, mais remplacé par Google Nest Audio).
    • Apple AirPlay 2 : Pour les utilisateurs d’Apple.
    • Amazon Echo (Multi-Room Music) : Avec les enceintes Echo.

    Un smartphone, une tablette, un ordinateur ou un système audio central contrôle la diffusion dans la maison

     

  • Retour sur le projet de réseaux éducatifs locaux dans les années 2000

    L'équipement et la mise en réseau des établissements scolaires permettent l'invention de partenariats locaux innovants, au bénéfice de catégories d'utilisateurs allant au-delà des seuls scolaires. Des acteurs nouveaux apparaissent désormais dans le domaine de l'accès au savoir : la presse, les opérateurs de télécommunications, les associations. Comment s'articulent leurs interventions dans ce domaine spécifique ? quelle est la valeur ajoutée apportée par ces nouveaux acteurs ?

    La dimension de réseau comprend trois dimensions. La mise en réseau à travers les espaces virtuels, comme par exemple un site Internet qui met en réseau des écoles. Le réseau, c'est aussi la boucle locale proprement dite. Puis, le réseau interne, c'est-à-dire, " infra local ". Autour des réseaux interviennent souvent plusieurs partenaires. Certains sont naturels, comme les collectivités locales. Ce peut-être aussi des partenaires du contenu, comme la presse régionale, ou des éditeurs.

    Hérouville St Clair a choisit de concentrer ses efforts en matière d'éducation et de nouvelles technologies. La ville est neuve, elle a donc été facile à câbler à 100 %. En l'espace de deux ans, la ville et la région ont équipé les collèges et les lycées. Ainsi, dès la rentrée tous les élevés auront une adresse électronique. Les partenaires sont multiples avec : la DATAR, la société d'économie mixte de la ville, le Conseil général (qui apporta 10 000 francs par classe), la Lyonnaise Câble (qui est l'opérateur, fournissant des tarifs préférentiels), l'éducation national et différentes associations.

    A Roubaix Tourcoing la mise en place du réseau a pour but de toucher les écoles et les personnes désirant s'insérer dans la vie professionnelle. Mais l'accès au savoir n'est pas réservé à l'école, on ne doit pas oublier ceux qui ne sont plus dans le cursus scolaire et ceux qui n'ont jamais été initiés aux TIC. Le réseau est présent dans les bibliothèques, les médiathèques, et les quartiers sociaux. Les autres partenaires originaux sont par exemple les parents d'élèves qui ont réussi à financer 16 postes. Aussi un lycée privé est ouvert le mercredi et le week-end pour les habitants du quartier. Ont participé à l'ouverture d'un centre social : le Rotary, Edf et un groupe s'occupant de l'information et de la formation. Les nouveaux partenaires ont leurs propres initiatives. Ils sont indispensables pour que l'accès au savoir puisse avoir lieu.

    Pour ce qui est du département de la Vienne, les partenaires incontournables sont les collectivités territoriales et l'Etat. " Un département comme la Vienne a mis en place un plan concerté avec l'Etat pour servir l'ensemble de la population à travers l'école ". Il est très important d'avoir une action continue. Il faut sans cesse renouveler l'équipement.

    Selon Parthenay, qui est un excellent paradigme multimedia, il convient d'adapter le programme mis en place. Par exemple, dans un collège, il y avait un problème de communication entre les élèves et les professeurs. Le manque de dialogue était en partie du aux ramassage scolaires qui ramenait tôt les élèves. Internet a été installé dans ce contexte, pour remédier à un soucis particulier.

    Au niveau des partenaires, Orange est souvent partenaire en fournissant les tuyaux ou des tarifs réduits, mais France Télécom est aussi présent dans le domaine éducatif. 22 000 établissements sont connectés sur Internet avec France Télécom. Pourtant le taux d'utilisation n'est que d'une heure par jour en moyenne.

    Orange  a aussi institué un grand nombre de partenariat avec la presse locale. La PQR est un acteur essentiel du contenu. Dès lundi prochain sera ouvert le site www.presse-école.com. Le télégramme a été le premier quotidien en France a avoir mis tout son contenu sur Internet. C'est aussi le premier quotidien en France à vendre de la musique en ligne. L'objectif annoncé est de gagner le lecteur de demain.

  • Utilisation des arts visuels pour stimuler l'apprentissage des sciences

    Utiliser la technologie du Web pour donner vie aux leçons de sciences

     

    La plupart des élèves ont du mal à regarder l'image d'un concept scientifique dans un manuel et à comprendre ce que l'image représente. Les images dans les manuels de sciences ne tiennent pas compte des différents styles d'apprentissage ; elles sont conçues principalement pour les apprenants visuels/spatiaux.

    L'utilisation des arts visuels dans l'enseignement des sciences permet d'aborder plusieurs styles d'apprentissage. Cela peut se faire par le biais d'animations tridimensionnelles de concepts scientifiques. Les animations sont facilement disponibles sur Internet pour fournir des représentations artistiques visuelles des concepts scientifiques.

    Ces représentations visuelles tridimensionnelles aident les élèves à se faire une meilleure idée de ce qui se passe réellement dans un cycle, par opposition à la visualisation d'images qui nécessitent une capacité d'apprentissage spatial. Les représentations visuelles n'ont pas besoin d'être en trois dimensions réelles, elles doivent seulement transmettre une idée tridimensionnelle.
    Visualiser la science sous forme de cycles

    La meilleure façon de représenter de nombreux concepts scientifiques est d'utiliser des cercles ou des cycles. Les cycles sont utilisés pour décrire de nombreux concepts scientifiques. En voici quelques exemples :

    Le cycle de l'eau

    Le cycle de l'eau est l'un des cercles scientifiques les plus couramment utilisés pour représenter un concept scientifique. Les élèves lisent sur le sujet, font des dessins, regardent des diagrammes et bien d'autres choses encore, mais comprennent-ils vraiment ? Ils voient les images et les dessins comme des représentations bidimensionnelles et il leur est difficile de saisir la manière tridimensionnelle dont le cycle de l'eau fonctionne réellement.

    Les élèves parviennent à mieux comprendre en utilisant une animation tridimensionnelle trouvée sur le Web, comme le cycle de l'eau de Thirstin sur le site de l'Agence de protection de l'environnement (EPA).

  • Les médias numériques dans l'éducation

    Lorsque les élèves ont la possibilité d'utiliser les médias numériques dans l'enseignement, ils développent des compétences linguistiques plus complexes et une meilleure connaissance du contenu de la matière. Les types de médias numériques utiles à cette fin sont les suivants : jeux vidéo, simulations, bases de données en ligne, narration numérique, musique, arts graphiques, arts visuels, programmes de modélisation, appareils portatifs et outils de production multimédia.

    L'utilisation de ces outils numériques présente de nombreux avantages pour les élèves à revenus faibles ou moyens. Il s'agit notamment de :

    - La capacité à développer des compétences de résolution de problèmes du monde réel.
    - Développement d'aptitudes linguistiques complexes par l'exposition à des expériences linguistiques complexes de type conversationnel.
    - Maîtrise du contenu d'une matière par l'interaction avec les applications du langage et du symbolisme utilisés dans le contexte du monde réel.

  • L'alphabétisation transformée par les médias numériques ?

    Deux lacunes se creusent dans l'éducation, qui affectent la maîtrise des compétences de base. La première est la maîtrise de compétences linguistiques complexes. La seconde est la maîtrise des compétences en médias numériques. Ces deux ensembles de compétences sont dépendants l'un de l'autre pour que les étudiants soient économiquement sûrs au 21ème siècle [U.S. Department of Education, Helping Your Child Succeed, 2004].

    Les élèves qui réussissent à l'école ont développé une forte utilisation d'un vocabulaire complexe avant d'entrer à l'école. L'immersion dans les compétences linguistiques de la maison en communiquant avec les parents, les frères et sœurs et les autres membres de la famille est importante pour le développement du langage. Malheureusement, la plupart des familles à faible revenu n'ont pas les mêmes possibilités d'alphabétisation.

    Ces opportunités manquées en matière d'alphabétisation font que la plupart des élèves à faibles revenus lisent bien en dessous de leur niveau scolaire en 4ème année. Ces élèves sont laissés pour compte au fur et à mesure qu'ils progressent dans leur scolarité, car les langues qu'ils étudient deviennent plus abstraites et plus spécialisées [National Assessment of Educational Progress Report, 2008 : https://www.socioinfocyber.org/program-of-study/].

    La plupart des élèves qui n'apprennent pas les compétences en médias numériques à un stade précoce ne développent pas de compétences linguistiques complexes, ne développent pas de connaissances solides sur le contenu et ont des compétences faibles en matière de résolution de problèmes. Ces compétences en médias numériques ne se développent pas d'elles-mêmes et sont inhérentes aux familles à revenu faible ou moyen inférieur ["Let's Get Over the Slump", James Paul Gee, Education Week, 2008].

     

  • L'Internet et les ordinateurs dans les années 90 - fin

    1. Clinton a signé la loi sur les télécommunications de 1996, qui a permis à toutes les classes des États-Unis d'avoir accès aux ordinateurs et à l'Internet. En février 1996, le président Clinton a annoncé le Technology Literacy Challenge, qui a été conçu pour aider les élèves à acquérir les connaissances nécessaires pour être à la pointe de la technologie dans le monde d'aujourd'hui. (Education.gov) Le président des États-Unis n'aurait pas investi autant d'argent dans les technologies de l'éducation s'il ne pensait pas qu'elles ne contribuent pas à l'éducation d'un enfant.

      La technologie améliore l'apprentissage des élèves en classe. Dennis Baron, dans son essai "The Web of Language" de 2007, affirme que "En 1932, des chercheurs ont même démontré que les enfants apprenaient mieux et plus vite s'ils avaient une machine à écrire sur leur bureau d'école." Ce n'est là qu'un exemple parmi tant d'autres, qui illustre le fort impact de la technologie sur l'éducation. Les ordinateurs et les technologies de la communication peuvent ouvrir de nombreuses portes dans le domaine de l'éducation. Elles offrent un large éventail d'outils pour aider les enseignants et les élèves. En intégrant les ordinateurs dans les salles de classe d'aujourd'hui, les élèves acquièrent une culture technologique qui leur permet d'améliorer leurs chances de faire des études supérieures et d'obtenir de meilleurs emplois à la fin de leurs études secondaires.

     

    Green, Nelson. "Motion Pictures in the Classroom."The Motion Picture in Its Economic and Social Aspects, Annals of the American Academy of Political and Social Science, Vol. 128, Nov., 1926, pp. 122-130.